Réponse courte
Codex CLI est un agent de programmation gratuit et à code source ouvert qu’OpenAI a lancé le 16 avril 2025, en même temps que ses modèles o3 et o4-mini. Il tourne dans le terminal de votre propre ordinateur, lit votre projet, propose ou effectue des modifications de code et exécute des commandes, avec trois modes d’approbation qui vous permettent de décider ce qu’il peut faire sans demander.
Question de suivi Comment essayer Codex CLI en toute sécurité sur votre propre projet?
Hier, dans la même annonce qui présentait ses nouveaux modèles de raisonnement o3 et o4-mini, OpenAI a dévoilé ce qu’elle appelle une nouvelle expérience : Codex CLI, un petit agent de programmation que vous lancez à partir du terminal de votre propre ordinateur. Le code a été publié le même jour sur GitHub sous la licence Apache 2.0, ce qui veut dire que n’importe qui peut le lire, le modifier et le réutiliser.
Le nom vous dit peut-être quelque chose. En 2021, OpenAI avait lancé un modèle appelé Codex qui transformait des demandes en langage courant en code. La foire aux questions du projet précise que le nouvel outil est distinct : cet ancien modèle a été retiré en mars 2023, et Codex CLI est un programme qui relie les modèles actuels à vos fichiers.
Ce qu’OpenAI a lancé
Une CLI (command-line interface), ou interface en ligne de commande, est un programme qu’on utilise en tapant des commandes dans une fenêtre de terminal au lieu de cliquer sur des boutons. Beaucoup de programmeurs passent leur journée dans le terminal, à lancer des tests, à gérer leur code avec Git et à démarrer des serveurs. Codex CLI amène un assistant d’IA dans cette même fenêtre.
En pratique, vous l’installez en une commande, vous lui donnez votre clé d’API OpenAI (le code privé qui permet à un programme d’utiliser les modèles d’OpenAI et qui facture votre compte) et vous tapez une demande en langage courant. L’agent peut lire vos fichiers, proposer des modifications, exécuter des commandes comme des tests et vous montrer ce qui a changé. L’annonce d’OpenAI précise que vous pouvez aussi lui fournir des captures d’écran ou des croquis sommaires, pour lui montrer à quoi devrait ressembler un écran.
Le modèle par défaut est o4-mini, et l’outil fonctionne avec tout modèle offert par l’API Responses d’OpenAI. OpenAI affirme que la prise en charge d’autres modèles de l’API, dont GPT-4.1, s’en vient. Pour encourager les projets qui s’en servent, l’entreprise a aussi annoncé un programme de subventions de 1 million de dollars américains, versées en crédits d’API par tranches de 25 000 $ US.
Comment fonctionne un agent de programmation dans le terminal
Un robot conversationnel répond par du texte, et c’est vous qui copiez son code dans votre projet. Un agent va plus loin : il travaille en boucle. Il lit les fichiers pertinents, choisit une étape, la franchit (en modifiant un fichier ou en exécutant une commande), examine le résultat et décide de la suite, jusqu’à ce que la tâche soit terminée ou qu’il ait besoin de vous.
Ce pouvoir soulève une inquiétude évidente : et si l’agent supprimait la mauvaise chose? Codex CLI répond par des modes d’approbation, qui fixent ce qu’il peut faire de lui-même :
| Mode | Peut faire sans demander | Vous demande d’abord |
|---|---|---|
| Suggest (par défaut) | Lire n’importe quel fichier du projet | Chaque modification de fichier et chaque commande |
| Auto Edit | Lire les fichiers et appliquer les modifications | Chaque commande |
| Full Auto | Lire, écrire et exécuter des commandes | Rien |
Le mode Full Auto ajoute un bac à sable (sandbox), une zone clôturée dont l’agent ne peut pas sortir. Les commandes s’exécutent sans accès au réseau et ne peuvent toucher que le dossier courant et les fichiers temporaires. Sur Mac, cela utilise le système de bac à sable intégré d’Apple; sur Linux, le projet recommande de le faire tourner dans un conteneur Docker. Codex CLI vous avertit aussi si vous lancez un mode automatique dans un dossier que Git ne suit pas, parce que Git est votre bouton « annuler ».
Vous pouvez laisser des instructions permanentes dans un fichier appelé codex.md à la racine de votre projet, comme « utilise des tabulations et lance npm test après chaque modification », ainsi que dans un fichier personnel pour les préférences qui s’appliquent partout.
Un exemple complet
Voici à quoi pourrait ressembler une première séance sur un petit projet JavaScript, étape par étape :
- Ouvrez le terminal dans le dossier de votre projet et assurez-vous que votre travail est enregistré dans Git.
- Lancez Codex CLI dans son mode Suggest par défaut, avec une question plutôt qu’une modification :
codex "Explique comment ce projet est organisé, quel fichier lance l’application et comment les tests sont exécutés."- Lisez l’explication et comparez-la avec ce que vous savez.
- Demandez une seule petite modification vérifiable : « Écris des tests unitaires pour les fonctions utilitaires de dates et exécute-les. »
- Approuvez ou refusez chaque modification et chaque commande proposées à mesure qu’elles apparaissent.
- Examinez la différence finale avec
git diffavant de conserver quoi que ce soit.
La page du projet suggère elle-même des demandes de cette taille : convertir un composant à un style plus récent, écrire des tests jusqu’à ce qu’ils passent, renommer des fichiers sans risque, ou expliquer ce que fait un motif déroutant de code de recherche de texte.
À essayer : choisissez un petit projet que vous connaissez bien et demandez à Codex CLI, en mode Suggest, seulement de vous l’expliquer. Comparez son explication avec votre propre compréhension avant de le laisser modifier une seule ligne.
Pourquoi c’est important
Codex CLI montre vers où se dirige l’aide à la programmation. Ce n’est plus seulement de la saisie semi-automatique dans un éditeur; c’est un assistant qui peut mener une tâche à travers plusieurs fichiers et vérifier son propre travail en exécutant les tests. TechCrunch y voit un petit pas vers l’« ingénieur logiciel agentique » qu’a décrit la cheffe des finances d’OpenAI, Sarah Friar.
Deux choix ressortent. Il tourne localement, à côté de votre code, plutôt que dans un centre de données éloigné. Et il est à code source ouvert, ce qui permet aux développeurs d’examiner ce qu’il envoie au modèle et de l’adapter. Les exigences sont modestes, mais précises : macOS 12 ou une version ultérieure, une version récente d’Ubuntu ou de Debian, ou Windows 11 par son sous-système Linux, ainsi que Node.js 22 ou une version plus récente.
La prudence habituelle s’applique. TechCrunch cite des études qui montrent que les modèles qui écrivent du code ratent souvent des problèmes de sécurité et en créent parfois de nouveaux. Un agent qui peut exécuter des commandes mérite le même soin que vous accorderiez à une nouvelle personne dans l’équipe à sa première journée.
Comment essayer Codex CLI en toute sécurité sur votre propre projet?
Commencez avec une copie ou une branche Git d’un projet qui ne contient pas de secrets comme des mots de passe ou des données de clients. Installez Node.js 22 ou une version plus récente, installez Codex CLI avec npm comme l’indique la page du projet, et définissez votre clé d’API dans le terminal. Rappelez-vous que chaque demande consomme des jetons d’API payants; surveillez donc votre page d’utilisation pendant les premières séances.
Restez dans le mode Suggest par défaut tant que vous ne faites pas confiance à son comportement sur votre code. Demandez d’abord des explications, puis de petites modifications accompagnées d’un test clair, et lisez chaque modification proposée. Passez à Auto Edit seulement quand vous êtes à l’aise, et réservez Full Auto aux expériences jetables dans son bac à sable. Quel que soit le mode, examinez les modifications dans Git avant de les fusionner, exactement comme vous examineriez le travail d’une ou d’un collègue.
Sources
- Introducing OpenAI o3 and o4-mini — OpenAI, 16 avril 2025
- OpenAI Codex CLI (README) — OpenAI on GitHub, 16 avril 2025
- OpenAI debuts Codex CLI, an open source coding tool for terminals — TechCrunch, 16 avril 2025